Passy (75) : tombeaux remarquables de la 4ème division

dimanche 1er mai 2011
par  Philippe Landru


LES PERSONNALITÉS


- BONNEFOUS Georges
- BONNEFOUS Edouard
- BOUYGUES Francis
- MANET Edouard
- MORISOT Berthe


... mais aussi


- Le peintre Jules Pierre BAGET (1810-1893), ancien élève de Redouté, qui se spécialisa dans la lithographie florale.

- L’architecte Jean-Emile BORGET (1833-1882).

- Le sculpteur Jean-Charles CHABRIÉ (1842-1897), ancien élève de Jouffroy. Ses outils ont été sculptés sur son tombeau.

- Le statuaire Jacques Hyacinthe CHEVALIER (1825-1895), qui réalisa en particulier la façade du Théâtre de la Porte Saint-Martin. Il repose dans le caveau de famille des éditeurs Heugel, avec lesquels il était apparenté.

- Le critique d’art et historien d’art français Armand DAYOT (1851-1934), qui fut en particulier inspecteur général des Beaux-Arts. Il fut le fondateur de la revue L’Art et les artistes. Inhumé au Père Lachaise, il fut transféré un an plus tard dans ce cimetière. Sa tombe, encore entourée de sa grille, est très difficilement lisible. On y trouve un beau masque mortuaire de femme.

- Le peintre Paul-Louis DELANCE (1848-1924) : artiste extrêmement prolifique, il jouit d’une carrière prospère. Formé sous l’égide de Jean-Léon Gérôme et de Léon Bonnat, son style artistique fleurit dans le cadre académique de l’art officiel de la troisième république. En 1880, il obtint au Salon une mention honorable lui conférant le titre de Sociétaire du Salon des Artistes Français. Il y reçut de nombreux prix, affectionnant les scènes patriotiques exaltant la République (le Retour du Drapeau, Le Dimanche 4 septembre 1870, Jules Simon proclame la Répulique sur la place de la Concorde, La Grève à Saint-Ouen...), mais également dans un tout autre genre les portraits de femmes « élégantes » imprégnés d’un air nostalgique. Il évolua cependant, en partie marqué par la mort de sa femme : les fresques historiques laissèrent place aux paysages, aux portraits et aux thèmes religieux. A la fin de sa vie, Delance s’orienta clairement vers le symbolisme.

- Dans le même tombeau reposent les architectes paysagistes Eugène (1837-1926) et Alfred DENY (1879-1926), ainsi que le peintre Lucien LEMERY (mort en 1922).

- Hervé FAYE (1814-1902) : astronome français, il fut appelé par François Arago à l’observatoire de Paris. C’est en 1843 qu’il découvrit la comète périodique qui porte son nom (4P/Faye). Cette nouvelle et quatrième comète lui valut le prix Lalande en 1844. En gravimétrie, dans la formule de Bouguer, son nom reste attaché à la correction à l’air libre, encore appelée correction de Faye. Il fut professeur à l’École Polytechnique, où il enseigna la géodésie et l’astronomie de 1848 à 1854. En 1847, il fut élu membre de l’Académie des sciences, dont il fut président en 1872. Il présida le bureau des longitudes en 1876. Il fut enfin un éphémère ministre de l’instruction publique, des cultes et des beaux-Arts du 23 novembre au 13 décembre 1877.

- Le caveau de famille des éditeurs Heugel : cette maison d’édition française fut fondée en 1833 par Jacques Léopold HEUGEL (1815-1883), qui fut aussi administrateur de la S.A.C.E.M. dès sa création en 1850. Jusqu’en 1980, elle appartint à ses descendants, tous inhumés ici : son fils Henri Georges (1844-1916) et son petit-fils Jacques Paul (1890-1979). Son histoire est étroitement liée à celle de la revue le Ménestrel, née la même année et qui cessa de paraître, plus que centenaire, en 1940. (Son siège de la rue Vivienne fut d’ailleurs baptisé « le Ménestrel » en 1847.) Tous les genres musicaux, sans parler de nombreux ouvrages pédagogiques, ont bénéficié de son activité, mais ce sont surtout les partitions d’opéra qui ont fait sa fortune, avec la plupart des succès de Massenet, le Roi d’Ys de Lalo, Louise de Charpentier, etc. La maison a fusionné avec Leduc en 1980. Dans leur caveau repose également le statuaire Chevalier (voir plus haut). Leur tombe est belle, encadrée de deux cariatides, mais abîmée.

- La peintre JEANNER (Jeanne Rott de la Taille : 1887-1973).

- Henri JOUSSELIN (1824-1882) fut procureur près le tribunal d’Etampes puis conseiller à la cour d’appel de Paris. Il fut l’auteur de plusieurs ouvrages destinés aux enfants. Il a laissé aussi des traductions françaises des « Mélodies Irlandaises » de Thomas Moore en 1869 et de « Demain », suivi de « Mourad le malheureux » de Maria Edgeworth en 1877. Un médaillon en bronze orne sa tombe.


Curiosités


- Tombe de « George Theophilus Dodds, pasteur écossais, collègue du révérend R.W.Macall, dans la mission populaire évangélique de France, qu’il a travaillé avec un dévouement admirable pendant cinq ans pour répandre les connaissances de l’évangile ».

- Cette division contient l’un des tombeaux de la fameuse famille circassienne Houcke. Pour plus d’info, on consultera l’article On enterre aussi les clowns : histoire du cirque vue par les cimetières


Eléments artistiques significatifs


- Un buste expressif sur la tombe Auzolle. Sur le coté de cette rombe se trouve un médaillon de facture assez contemporaine signée R. Bernard.

- Un bas-relief représentant une petite fille sur la tombe Del Saz-Caballero.

- Le bas-relief d’Antoinette Laffitte mériterait un bon nettoyage !

- Quelques beaux vitraux.


Commentaires

Brèves

Qui est derrière ce site ?

vendredi 14 février 2014

Pour en savoir un peu plus sur ce site et son auteur :

- Pourquoi s’intéresser aux cimetières ?
- Pourquoi un site sur les cimetières ?
- Qui est derrière ce site ?