THÉRÈSE de LISIEUX (Sainte) (Thérèse Martin : 1873-1897)

dimanche 9 mai 2010
par  Philippe Landru

Nous ne présenterons pas la vie de Thérèse dans tous les détails : de multiples sites lui sont consacrés. Nous nous contenterons donc d’un rapide résumé, introduction à l’article qui lui est consacré sur Wikipedia.

Thérèse Martin (en religion sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face, plus connue sous l’appellation de sainte Thérèse de Lisieux ou de sainte Thérèse de l’Enfant-Jésus ou la petite Thérèse), fut une religieuse canonisée.
Fille de Louis et Zélie Martin, elle perdit sa mère à l’âge de quatre ans et demi. Elle fut élevée par ses sœurs aînées Marie et Pauline, jusqu’à leur entrée au carmel de Lisieux. Elle aussi ressentit très tôt un appel à la vie religieuse. Surmontant les obstacles, elle entra au carmel de Lisieux à 15 ans. Après neuf années de vie religieuse, elle mourut de la tuberculose à l’âge de 24 ans.

Le retentissement de ses publications posthumes, dont Histoire d’une âme publiée peu de temps après sa mort, en fit l’une des plus grandes saintes du XXe siècle. Elle fut rapidement béatifiée (1923) et canonisée (1925) puis déclarée sainte patronne des missions (1927) et sainte patronne secondaire de la France avec Jeanne d’Arc (1944). La dévotion à sainte Thérèse s’est développée partout dans le monde.

La nouveauté de sa spiritualité, appelée la théologie de la « petite voie », a inspiré nombre de croyants. Elle propose de rechercher la sainteté, non pas dans les grandes actions, mais dans les actes du quotidien même les plus insignifiants, à condition de les accomplir pour l’amour de Dieu. En 1997, le pape Jean-Paul II a fait d’elle le 33e docteur de l’Église, reconnaissant par-là même l’exemplarité de sa vie et de ses écrits.


Le cimetière de Lisieux


Morte le 30 septembre 1897, elle fut inhumée le 4 octobre au cimetière de Lisieux, dans une nouvelle concession acquise pour le carmel. Les carmélites ne pouvant quitter le couvent, et c’est un « fort petit » cortège qui suivit le corbillard.

La tombe de sœur Thérèse fut très vite l’objet de dévotion. Des pèlerins venus de France et d’ailleurs accoururent pour se recueillir, emportant même des fleurs ou la terre du cimetière. Le 6 septembre 1910, on exhuma la dépouille de Thérèse puis on la transfèra dans un autre caveau. Une seconde exhumation eut lieu le 10 août 1917. Cette fois, deux médecins experts identifièrent les ossements, qu’on déposa dans un coffret de chêne sculpté, contenu lui-même dans un cercueil de palissandre doublé de plomb.

L’enclos des carmélites se présente aujoud’hui de la manière suivante :
- Dans enclos protégé par une barrière, treize croix signalent la présence des dépouilles de religieuses.

- Dans la partie centrale, la croix en bois enclose est celle qui fut placée sur la première tombe de Ste Thérèse en 1897.

- Sur la gauche, une statue de la sainte signale l’emplacement où son corps fut déposé lors de sa première exhumation en 1910. Il y resta jusqu’en 1923, lors de sa translation dans la chapelle du carmel.


Le carmel de Lisieux


Le 26 mars 1923, les restes de la future bienheureuse, désormais considérés comme des reliques, furent transférés en grande pompe vers la chapelle du carmel de Lisieux. Ils furent placés dans deux coffrets, l’un en argent et l’autre en bois de rose, tous deux conservés dans une châsse. Pour fêter la béatification, le reliquaire fut porté en procession dans Lisieux, suivi d’un cortège de 30 prélats, 800 prêtres et plusieurs dizaines de milliers de personnes.

C’est donc bien au carmel, situé au centre-ville, que repose la sainte, et pas à la basilique qui lui est consacrée.

A l’entrée de la chapelle, une plaque signale que sous sa chasse repose trois de ses soeurs : Pauline (Révérende mère Agnès de Jésus : 1861-1951), Marie (Sainte Marie du Sacré-Coeur : 1860-1940) et Céline (Sainte Geneviève de la Sainte-Face : 1869-1959).

La chapelle contiguë à celle de sa chasse est recouverte d’ex-votos.

Après la seconde guerre mondiale, ses reliques firent le tour des grandes villes de France. L’année du cinquantenaire de sa mort, en 1947, elles furent vénérées au Parc des princes, à Paris. En 1994, en préparation du centième anniversaire de sa mort, les reliques de sainte Thérèse voyagèrent à nouveau en France.


La basilique de Lisieux


En 1929, à la suite de la béatification et de la canonisation de Thérèse de Lisieux, et afin de pouvoir mieux accueillir les pèlerins venant sur sa tombe, l’évêque de Bayeux décida la construction de la basilique Sainte-Thérèse de Lisieux, appuyé en cela par le pape Pie XI.

Les travaux furent commencés le 30 septembre 1929 avec la pose de la première pierre par le cardinal Charost, légat du pape. Ils furent supervisés par trois architectes de père en fils, les Cordonnier. Les travaux continuent au ralenti entre 1939 et 1944 à cause de la Seconde Guerre mondiale. Ce n’est qu’après la guerre que le monument fut terminé. Son style composite (dit romano-byzantin) est fortement inspiré de celui de la basilique du Sacré-Cœur à Paris.

Si cette basilique n’accueille pas le corps de Thérèse (hormis quelques os de son bras droit), elle est néanmoins un lieu d’inhumation.

Derrière la basilique se trouve un chemin de croix monumental où se trouvent les tombes des parents de la sainte, Zélie (Azélie Marie Guérin : 1831-1877) et Louis MARTIN (1823-1894), depuis l’introduction de leur cause de béatification en 1958. Auparavant, Zélie reposait au cimetière d’Alençon (61), et Louis au cimetière de Lisieux.

Contrairement à ce que l’on pourrait parfois penser, les époux Martin n’ont pas été déclarés Bienheureux pour le seul fait d’avoir avoir été les parents de Sainte Thérèse. Leur vie commune, vécue uniquement à Alençon, fut considéré comme un témoignage de sainteté qui se suffit à lui-même. Ainsi, en vivant d’une prière constante qu’ils partageaient en famille et en couple, en étant insérés dans la société alençonnaise et dans la vie professionnelle, ils eurent le souci des plus pauvres.

Depuis septembre 2008, leurs dépouilles ont été transférées dans un reliquaire déposé dans la crypte de la basilique. Leurs tombes restent néanmoins un lieu de recueillement.

Signalons enfin, devant le maître-autel de la crypte, la pierre tombale de Monseigneur Octave GERMAIN, pronotaire apostolique, qui fut le premier directeur du pèlerinage et Recteur de la Basilique de 1923 à 1957.


Commentaires

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THÉRÈSE de LISIEUX (Sainte) (Thérèse Martin : 1873-1897)
mardi 24 février 2015 à 14h30 - par  Marieaude

Bonjour,
Alors !!! j’aimerai savoir ou se trouve la dépouille de sainte Thérèse de Lisieux !!! à quoi cela sert t’il
d’aller se recueillir devant un mannequin même si celui -ci lui ressemble ......
Nous somme tout de même capable de ressentir des sentiments et être en communion en pensant très fort à la sainte que nous prions .............
Pour ce qui est de Bernadette soubirou j’ai le Bonheur de vivre non loin d’elle et a chaque fois que je le peux je vais lui porter des fleurs et lui parler et curieusement la toute première fois que je me suis présenter à elle je suis tombée à genoux et des larmes n’ont pas cesser de couler sur mon visage sans pour cela que je pleure et cela pendant tout le temps que j’étais prés d’elle.............. je suis repartie de la chasse ou elle repose vidée de mes souffrances et pleine d’espoir et de volonté
c’était magique je ne comprends toujours pas pourquoi mais je sentais qu’elle étais la prés de moi je pouvais sentir une douce chaleur qui m’entourai ............depuis j’y retourne régulièrement mais plus rien de cette chaleur et de cette douceur n’est revenue je la prie tout les jours pour les gens que j’aime et pour tous ceux qui souffre dans le monde et surtout je la prie pour que vienne enfin la paix sur cette terre

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THÉRÈSE de LISIEUX (Sainte) (Thérèse Martin : 1873-1897)
jeudi 8 mai 2014 à 17h49 - par  guy

Un historien normand m’a affirmé que le corps de Sainte Thérese avait été exhumé intact. Et que le corps fut démembré à la demande des pouvoirs religieux afin de constituer un nombre important de reliques. Est ce que quelqu’un pourrait apporter, ici, des éléments de preuves concretes concernant la véracité ou non de ces dires ? merci

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THÉRÈSE de LISIEUX (Sainte) (Thérèse Martin : 1873-1897)
lundi 22 avril 2013 à 11h08 - par  behanne

Embaumement ou pas, cela n’est sans doute pas grave. L’important c’est que tout parle en faveur de ces deux saintes. J’ai l’impression que vous les mettez en concurrence.
Dans mon coeur, il y a place pour les deux, et bien au large. Et en plus, je ne crois pas qu’un corps bien conservé soit un signe particulier de sainteté. Ce n’est pas constitutif de la foi.

Anne-Marie BEH

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THÉRÈSE de LISIEUX (Sainte) (Thérèse Martin : 1873-1897)
jeudi 11 avril 2013 à 18h15 - par  Domimag

Il n’y a eu aucun embaumement pratiqué sur le corps de Bernadette de Soubirous.
Il y a juste eu un petit masque très fin de cire sur le visage et sur les mains (après la découverte du corps intact). Lisez les rapports du médecin qui a procédé à l’exhumation du corps.

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THÉRÈSE de LISIEUX (Sainte) (Thérèse Martin : 1873-1897)
lundi 10 mai 2010 à 08h07 - par  GRIFFON

Ce qui est surprenant dans votre article, c’est que vous parlez d’ ossements de la « sainte » et qu’ on le retrouve sous une châsse son « corps » entier.
Il s’ agit bien évidemment d’ une reconstitution. Loin de moi l’ idée d’ entamer une polémique, ça n’est pas l’ endroit. Mais permettez moi cher Monsieur d’ être étonné que l’ église Catholique à cette « curieuse manie à mon sens de garder » intacts « les dépouilles mortelles de ses » saints " Alors qu’ il suffit de faire preuve d’ un peu de curiosité pour se rendre compte que la réalité est autre. Elles se dégradent au fil du temps, comme celles des simples mortels que nous sommes.

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lundi 10 mai 2010 à 10h35 - par  Philippe Landru

Je ne comprends pas bien votre intervention : que l’Eglise soit capable de faire des miracles très « étranges », j’en conviens tout-à-fait mais c’est un autre sujet. Néanmoins, il n’y a dans le cas de Thérèse de Lisieux pas d’ambiguité dans la mesure où, à aucun moment, je n’ai suggéré qu’il y avait eu embaumement (à la manière de Bernadette Soubirous par exemple). Les ossements de Thérèse sont sous la chasse, et le « corps » visible n’est qu’un manequin, comme cela se fait énormément. En outre, j’ai précisé que l’un de ses bras se trouvait dans la basilique.

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