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lundi 16 mars 2009
par  Philippe Landru

Cimetière SAINT-VINCENT de Montmartre

On lit souvent que le cimetière Saint-Vincent est le seul véritable cimetière Montmartrois. C’est très exagéré dans la mesure où il y a davantage de gens qui firent Montmartre au grand cimetière de l’Avenue Rachel que dans ce petit enclos qui fait figure de résistant aux promoteurs immobiliers. (...)

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vendredi 17 avril 2020 à 14h43 - par  Christophe

Les circonstances de l’accident dans lesquelles l’actrice trouva la mort ont été relatées dans le journal régional « la Brie » du 1er septembre 1920 : « Au croisement des routes de Sézanne à Coulommiers, au moment où le chauffeur prenait son virage pour s’engager sur la route n° 9, la roue droite d’avant se brisa en même temps qu’éclatait le pneu d’une roue arrière. L’auto fit une formidable embardée, dégringola d’un talus en faisant panache dans un champ de betteraves. Mlle Grandais et Ruette furent pris sous la voiture et tués net pendant que le chauffeur était collé contre son volant. Plus heureux, M. Burguet, qui dormait au moment de l’accident et Mlle Vassor [la femme de Burguet] furent violemment projetés hors de la voiture sur la route d’où ils purent se relever quelque temps après douloureusement mais légèrement contusionnés. On put alors dégager de dessous la voiture Mlle Grandais et Ruette : hélas ! tous les deux ne donnaient plus signe de vie et tous secours furent inutiles. Mlle Grandais portait sur le côté gauche de la tête une horrible blessure d’où s’échappait la cervelle. Le chauffeur affirme que l’auto faisait du 25 à 30 kilomètres à l’heure au moment de l’accident ».

Dans un ouvrage de Didier Blonde,consacré à Suzanne GRANDAIS intitulé « Pour Suzanne Grandais », nous apprenons que « peu de temps après sa disparition, commence un procès qui durera plusieurs années entre Charles Burguet et la famille Gueudret : la mère et la sœur obtiendront finalement en 1928 une somme de 30 000 francs de dommages et intérêts « pour le préjudice matériel et moral causé par l’accident ». La presse nationale avait reproduit des »propos de Charles Burguet parlant « d’étranges coïncidences » ou de « signes prémonitoires ». Suzanne avait reçu quelques jours plus tôt une lettre anonyme lui conseillant de retarder son départ si elle voulait éviter un grave accident : l’auteur de la lettre, une petite fille, aurait expliqué par la suite avoir entrevu sa mort dans un rêve« . »À l’automne 1920, une petite stèle commémorative a été érigée à l’emplacement du drame. Plusieurs fois détruite et restaurée à la suite de nouveaux accidents, elle est supprimée en 1975 en raison des travaux d’aménagements que les Ponts et Chaussées se décident à entreprendre pour redessiner entièrement ce carrefour particulièrement dangereux. Heureusement sauvée de la destruction par la famille Quignot, propriétaire du champ qui borde la route, elle porte encore le texte suivant, à demi effacé : « Cette pierre marque la place où le 28 août 1920 la grande artiste du cinéma muet Suzanne Grandais trouva la mort à l’âge de 27 ans dans un accident d’automobile ».

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