BEAUMONT-LES-VALENCE (26) : cimetière

visité en août 2007
mercredi 6 février 2008
par  Philippe Landru

Le petit cimetière de Beaumont-les-Valence est sympathique à l’ombre des conifères qui bordent l’allée centrale. en 1842, Jacques Montoison vend à la commune pour la somme de 1200 francs un terrain au quartier du Sablon pour y construire un cimetière. La moitié du côté du levant est attribuée aux protestants, le couchant aux catholiques. En réalité, le cimetière est aujourd’hui en trois partie car une extension plus contemporaine et non confessionnelle a été ajoutée.

Le tour du cimetière est rapide et permet de voir les tombes de :

- Jacques MONTOISON (1780-1853), qui fut maire de la commune en 1832 et en 1838. Il repose sous une stèle impeccable sur laquelle on peut lire l’épitaphe suivante « Entré aux vélites le 21 messidor an XII, il fut incorporé six mois après dans les chasseurs à pied ; il assista au couronnement de l’empereur à Paris et à son sacre à Milan. Il fit les campagnes d’Ulm, d’Austerlitz, d’Iena et d’Eylau. Le 8 février 1807, il eut la jambe droite emportée par un boulet à Eylau où il fut décoré sur le champs de bataille ». Sa tombe est juste à l’entrée du cimetière, derrière le monument aux morts.

- La chanteuse lyrique très oubliée de nos jours Marthe RIOTON (1878-1966), dont l’unique titre de gloire aurait pu être d’avoir créer le rôle de Louise de Charpentier. Malheureusement, la maladie l’obligea après quelques temps à abandonner, en pleine représentation, la scène au profit de Mary Garden qui triompha dans le rôle, éclipsant ainsi celle qui l’avait devancée. Sic transit gloria mundi ! Sa tombe se trouve dans la partie centrale du cimetière, contre le mur de gauche.


Commentaires

BEAUMONT-LES-VALENCE (26) : cimetière
mardi 18 décembre 2012 à 16h34

@jean-luc
Bonjour !
Je trouve, dans une encyclopédie allemande *, les renseignements suivants que je traduis ici :
Boyer, Marie,
Soprano *15.5.1869 Pointe-à-Pitre, décédée 1951.
A fait ses premières études au Conservatoire National de Paris. Sa carrière s’est déroulée principalement dans des théâtres de province, en France et en Belgique. En 1902, elle a joué le rôle de « Musetta » (La Bohème) à l’Opéra de Monte-Carlo, dont Nellie Melba et Caruso ont tenu les rôles principaux. En revanche, elle n’a jamais chanté sur la scène des deux grands opéras parisiens.
Elle a surtout acquis une célébrité grâce à une incroyable quantité d’ enregistrements :
Dans les seules années 1897-1904 sa voix a été enregistrée sur 154 (!) cylindres « Pathé ».
Sont connus également, des enregistrement sur cylindres et disques « Columbia » (Paris 1903 respectivement 1905), sur cylindres « Edison » , sur disques « Pathé » (Paris 1905-1907), « Excelsior », « Odéon » (Paris 1905), Beka-Idéal (Paris 1907), et encore sur cylindres « Corbin ».
Le répertoire comprend essentiellement des airs d’opéra, mais aussi des extraits d’opéras comiques et d’opérettes, ainsi que des mélodies les plus variées.

*Source : K.J. KUTSCH/Leo RIEMENS , en collaboration avec Hansjörg ROST
Grosses Sängerlexikon,
Directmedia BERLIN 2000, tome 33

Si vous avez la date et le lieu de décès, je pourrai faire compléter cette fiche. Il m’intéresserait surtout de savoir où elle est (a été) inhumée. Ce site est idéalement conçu pour en parler.

Cordialement

H. Lallmant

Logo de Philippe Landru
BEAUMONT-LES-VALENCE (26) : cimetière
vendredi 2 novembre 2012 à 11h57 - par  Philippe Landru

Une internaute m’a envoyé un mail pour faire un petit correctif : je l’ajoute à l’article.
" Bonjour

J’ai relevé deux erreurs dans votre texte ...
Entre autre sur le cimetière dont le terrain fut vendu par Jacques
Montoison :

En 1842, Jacques Montoison vend à la commune pour la somme de 1200 francs
un terrain au quartier du Sablon pour y construire un cimetière. La
moitié du côté du levant est attribuée aux protestants, le couchant aux
catholiques.

Ce cimetière se trouvait au bosquet d’Orfeuille et il est désaffecté
lors de l’achat de terrain à Verchères en 1891

En réalité, le cimetière est aujourd’hui en trois parties car une
extension plus contemporaine et non confessionnelle a été ajoutée.

> première extension en 1908 … et deuxième en 1932 (3 parties)

Le tour du cimetière est rapide et permet de voir les tombes de :

Jacques MONTOISON (1780-1853), qui fut maire de la commune en 1832 et en
1838 > NON
En 1832 > Jean Louis MONTOISON
En 1838 > Barthélemy VEYRANNE

Cordialement
Chantal Gensel
les Amis du Vieux Beaumont"

Logo de Chris Zwarg
dimanche 22 décembre 2013 à 16h20 - par  Chris Zwarg

Bonjour Jean-Luc,

mille fois merci pour cette information. Est-il possible d’avoir une copie de cette notice dans « La Nouvelle République » ? Je suis en train de rechercher la vie et la carrière de la cantatrice Mary Boyer, et votre message c’est la première trace j’ai pu trouver du décès de Mme Boyer. J’espère que votre source aussi donne la place où elle est mort.
C’est vrai qu’elle n’était pas cŕeatrice de « Louise » à Paris (c’était Marthe Rioton bien sûr !), mais en Province : à Lyon, à Bordeaux, à Marseille, quand on donnait cette opéra aux théâtres municipales en 1900 et 1901. Je sais que Mary Boyer était professeur de chant à Arcachon en 1939 ; après, c’est très difficile de la retrouver.
L’article de l’encyclopédie Kutsch-Riemens n’a aucun valeur, car les auteurs confondent Mary Boyer avec une autre cantatrice Elvéda Boyer (née Marie-Joséphine-Elvéda Boyer). Mary Boyer ne venait pas de Gouadeloupe, mais elle est née à Bordeaux en 1871 !

Vous pouvez me contacter directement : chris@truesoundtransfers.de

Cordialement,

Christian Zwarg, Berlin, Allemagne

Logo de Jean-Luc
mardi 18 décembre 2012 à 14h11 - par  Jean-Luc

Bonjour,

le journal « La Nouvelle République » en date du 29 janvier 1951 mentionne la « Mort de Marie Boyer la créatrice de »Louise" .
Vous parlez de Marthe Rioton, créatrice de « Louise » en février 1900 très vite remplacée par Mary Garden.
Qui est donc cette Mary-Boyer ou Marie Boyer dont aucune notice de Wikipédia ne parle ? C’était une soprano dramatique de l’Opéra Comique dont il nous reste quelques enregistrements sur cylindres.
Qui aurait chanté aussi « Chrisélidis » de Massenet...
Si vous en savez plus....
Jean-Luc ,Paris.

Brèves

Qui est derrière ce site ?

vendredi 14 février 2014

Pour en savoir un peu plus sur ce site et son auteur :

- Pourquoi s’intéresser aux cimetières ?
- Pourquoi un site sur les cimetières ?
- Qui est derrière ce site ?