CANNES (06) : cimetière du Grand Jas

visité en août 1998
lundi 4 février 2008
par  Philippe Landru

Ouvert en 1866, le cimetière du Grand-Jas (le plus grand de Cannes) fait suite à deux cimetières : celui du Suquet, remplacé en 1851 par celui du Caroubier, devenu très rapidement trop exigu. Ses neuf hectares étagés en terrasses proposent une riche statuaire et une abondante décoration florale qui en font l’un des cimetières les plus esthétiques de France. En outre, la présence d’un grand nombre de célébrités (et pas des plus inconnues !) en font également l’un des plus intéressants du sud de la France.

Dès son ouverture, une partie du cimetière fut attribué à la très importante communauté protestante anglaise : une association vit le jour, qui devint en 1896 « The Duke of Albany Memorial Church Society », chargée d’entretenir le lieu. Elle céda sa parcelle à la commune en 1954, donnant ainsi naissance au cimetière anglais, dit également cimetière protestant. Les deux cimetières n’en font donc plus qu’un. Le terme de « cimetière protestant » s’explique par ses origines, mais ne doit pas être prit dans son sens littéral dans la mesure où des représentants de toutes les communautés y sont présents, en particulier de nombreux membres de la diaspora russe orthodoxe, exilée suite à la Révolution de 1917.

Un grand nombre de familles aristocratiques, voire royales, possèdent un caveau dans ce cimetière.

Les célébrités : les incontournables...

- Martine CAROL
- Henri GERMAIN
- Georges GUÉTARY
- Prosper MÉRIMÉE
- Fernand et Jacky SARDOU, précédemment inhumés au nouveau cimetière de Neuilly-sur-Seine (92)

- Le peintre Jean-Gabriel DOMERGUE (1889-1962) et son épouse, le sculpteur Odette DOMERGUE (1884-1973) reposèrent dans le carré 1 du cimetière, sous une tombe ornée d’un masque en bronze du mari fait par sa femme, jusqu’à leur transfert en 2000 à la Villa Domergue de Cannes.

... mais aussi

- Le duc d’ALBANY (Léopold de Saxe Cobourg Gotha : 1853-1884), fils de la reine Victoria de Grande-Bretagne dont il hérita de l’hémophilie héréditaire. Il est inhumé au carré de la fontaine du cimetière protestant, sous une statue de marbre blanc issue des ateliers de Laurent Claude.

- Joseph ALETTI (1864-1938), qui constitua un véritable empire hôtelier tant à Vichy (Société des Grands hôtels : Carlton en 1912, Parc en 1923, Thermal en 1930, Majestic en 1933 et Radio en 1937) qu’à Nice (Majestic), Paris (Claridge) et Alger. Il est inhumé allée du Dépositoire-Communal.

- Le félibre Frédéric AMOURETTI (1863-1903), qui fut un militant nationaliste et monarchiste proche de Maurras sur lequel il exerça une grande influence. Il est inhumé Allée centrale.

- Le résistant Jean-Charles ANTONI (1883-1961), qui fut maire de Cannes de 1947 à 1953, assurant ainsi la reconstruction de l’après-guerre. Il repose Allée des Chamerops.

- L’architecte Charles BARON (1835-1915), qui réalisa à Cannes un très grand nombre d’immeubles et de villas pour une clientèle exclusivement privée. Sa production fut éclectique, italianisante ou classique avec des emprunts aux styles de la renaissance, du maniérisme et du baroque. Il repose Allée des chrysanthèmes.

- L’écrivain et académicien français Eugène BRIEUX (1858-1932), dont les comédies furent autant de peintures des populations les plus humbles. Il est inhumé dans l’Allée des chrysanthèmes. La palme en bronze a hélas depuis disparu.

- Le poète William BONAPARTE-WYSE (1862-1892) : petit-neveu de Napoléon Ier (par sa mère), et fils d’un ambassadeur de la reine Victoria, c’est son ralliement à la cause mistralienne qui lui accorde quelque célébrité littéraire - pour autant qu’il compose des poésies en provençal (Les Papillons bleus, 1868). Mais c’est surtout son engagement en faveur de « l’Idée latine » (tentative collective de fédérer les identités occitane, catalane, française, italienne, castillane, roumaine..., mouvement très actif dans la dernière partie du XIXe siècle) qui lui donna une dimension authentiquement politique. Il repose sur la 15ème allée, quartier Est.

- Plusieurs membres de la famille de BOURBON-SICILES, en particulier Alphonse (1841-1934), prince royal des Deux-Siciles et comte de Caserte, fils du roi Ferdinand II des Deux-Siciles, qui lutta en vain contre l’annexion du royaume de son demi-frère, François II, dernier roi de cet Etat, lutta (vainement encore) contre l’annexion des Etats du pape, participa (vainement toujours) aux guerres carlistes aux côtés de son cousin Charles de Bourbon en Espagne, et qui mourut finalement en exil à Cannes. Ils sont inhumés sur l’Allée du rond-point.

- Lord Henry Peter BROUGHAM (1778-1868), à l’étonnante destinée. Scientifique, il participa à l’élaboration de revues savantes et à la création de l’Université de Londres. Avocat, puis homme politique, il travailla ardemment à l’abolition de l’esclavage au Royaume Uni et combattit le blocus continental de Napoléon : il fut en outre de 1830 à 1834 chancelier du royaume, c’est-à-dire ministre de la Justice. Il découvre Cannes, qui n’est alors qu’un minuscule village de pêcheurs, alors qu’il part en Italie soigner sa fille : il tombe amoureux de l’endroit, y achète un terrain, fait venir ses amis... Le développement de la ville est ainsi lancé, et il peut apparaître de nos jours comme le véritable créateur de la ville : il y fit d’ailleurs par la suite beaucoup d’aménagements (celui du port, du canal de la Siagne...). Tout naturellement, il repose dans ce cimetière, dans la 8ème allée, quartier Est, du cimetière protestant.

- André CAPRON (1854-1930), qui fut maire de la ville de 1902 à 1929, et y fit construire le casino municipal et le Palm Beach. Il repose Allée du Dépositoire Communal.

- Le footballeur Louis CLERC (1906-1950), qui était le capitaine de l’équipe de l’AS Cannes qui remporta la coupe de France en 1932. Il est inhumé Allée des capucines.

- Jorge de Piedrablanca de Guana, marquis de CUEVAS (1885-1961), qui fut, en grande partie grâce à l’argent de son épouse, une héritière Rockefeller, un mécène qui créa la compagnie de ballets qui devint plus tard le Grand ballet de Monte-Carlo. Il y fit travailler les danseurs les plus en vue, en particulier Rudolf Noureev. Il se battit en duel contre Serge Lifar en 1958. Il repose dans le carré 1.

- Le général Georges DESTENAVE (1854-1928). Officier de la Coloniale, il fit partie de l’expédition du Commandant Lamy chargée d’organiser la pénétration française au Sahara. Il contribua ensuite, de 1900 à 1908, à la pacification du Tchad et à la délimitation des frontières de cet Etat africain, qui devint une colonie française. Sa tombe se trouve sur l’Allée du Nord.

- Le médecin Ernest DUCHESNE (1874-1912), qui bien qu’oublié aujourd’hui, découvrit 32 ans avant Alexander Fleming que certaines moisissures pouvaient tuer des bactéries, démontrant ainsi les propriétés antibiotiques de la pénicilline. Il repose Allée du dépositoire communal.

- Le joaillier russe Karl FABERGÉ (1846-1920), qui fut le fournisseur de la cour des Romanov sous Alexandre III et Nicolas II. Il est connu pour ses créations d’objets décoratifs raffinés, en particulier ses fameux « œufs ». Il repose sur la 23ème allée, quartier Est, du cimetière protestant.

- Le docteur Pierre GAZAGNAIRE (1808-1884) : contemporain de Lord Brougham, il lutta dans la région contre les épidémies endémiques du choléra. Sa réputation le fit appeler par le roi Umberto d’Italie, qui en fit son médecin personnel après qu’il ait sauvé son fils de la fièvre typhoïde. Il repose Allée centrale.

- Eugène GAZAGNAIRE (1838-1900), qui fut maire de Cannes de 1878 à 1895. Il repose Allée des anémones.

- Joseph GAZAGNAIRE (1850-1927) : fils de Pierre Gazagnaire, il abandonna sa carrière d’entomologiste pour entamer une carrière politique à Cannes, dont il fut maire de 1910 à 1914. Il repose Allée de la paix.

- Monseigneur Joseph GUIGOU (1825-1900), qui publia en 1878 une volumineuse Histoire de Cannes et de son Canton, ouvrage de référence apprécié des historiens. Il repose Allée centrale.

- Le chef d’orchestre Gérard GUSTIN (1930-1994), qui composa pour Sacha Distel et Annie Cordy (il est en particulier le créateur de l’inénarrable Tata Yoyo, ou encore du générique de l’émission Porte-bonheur). Il repose avec son fils, Gérard Gustin junior (+1996), qui connut, sous le nom de GG Junior, un éphémère succès dans les années 70 en chantant des chansons discos (Tu m’connais pas, Une musique américaine) et en jouant dans quelques films (l’Hôtel de la plage). Ils reposent dans la 10ème allée longeant le carré 17.

- L’architecte Louis HOURLIER (1847-1920), qui fut un précurseur de l’utilisation des structures métalliques. On lui doit de nombreuses villas et bâtiments de Cannes, en particulier l’Hôtel de Ville. Il repose Allée centrale.

- Monseigneur Jacques JANCARD (1799-1875), qui consacra sa vie à l’apostolat des milieux populaires, et qui devint évêque de Cannes en 1858. Il repose dans l’Allée centrale.

- La danseuse russe Olga KHOKHLOVA (1891-1955) : danseuse étoile,
elle fit partie de la Compagnie des Ballets Russes de Serge Diaghilev, et interpréta de nombreuses œuvres (Parades, Pétrouchka, Daphnis et Chloé, Le Sacre du Printemps). Elle fut la première épouse de Pablo Picasso de 1918 à 1935.
Dans la même tombe repose le petit-fils du peintre, Paul Ruiz PICASSO (1949-1973), mort tragiquement à l’âge de vingt-quatre ans. Elle repose sur l’Allée de l’Ouest du cimetière protestant.

- Le commandant LADOUX (1874-1933), qui fut chef des Services Secrets durant la Première Guerre mondiale, mena l’affaire Mata-Hari et employa l’espionne Marthe Richard. Il repose sur l’Allée des géraniums.

- L’ingénieur Maxime LAUBEUF (1864-1939), membre de l’Académie des Sciences, à qui l’on doit la mise au point des premiers sous-marins modernes - le Narval et l’Aigrette -, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle. Sa tombe se trouve sur l’Allée des gloxinias.

- François-Henri LAVANCHY-CLARKE (1848-1929), Infirmier de la Croix-Rouge suisse durant la guerre franco-allemande de 1870-1871, il s’engagea internationalement en faveur des aveugles et fonda une école professionnelle à Paris en 1881. Il fut également l’introducteur en Suisse du cinéma des frères Lumière. Sa tombe se trouve sur la 4ème allée, quartier Est, du cimetière protestant.

- Le coureur cycliste Apo LAZARIDES (1925-1998), qui fut professionnel de 1946 à 1955. Il participa à sept Tour de France et arriva second au Championnat du Monde de 1948. Il repose dans le carré 22 du cimetière protestant.

- Joseph-Louis LEGOFF (1820-1872), qui fut maire de la ville de 1861 à 1865, et l’initiateur du présent cimetière. Il repose Allée du Sommeil sous un tombeau œuvre de l’architecte Vianey.

- Le poète allemand Klaus MANN (1906-1949), fils de l’écrivain Thomas Mann, avec lequel il eut des relations conflictuelles, il fut un essayiste avant-gardiste de talent dont les œuvres témoignent du pessimisme (le Volcan, Mephisto). Homosexuel, il fréquenta Gide, Cocteau et René Crevel. Antinazi de la première heure, il chercha à établir contre eux une vaste coalition littéraire. Il se suicida à Cannes, où il fut inhumé dans le carré 16 de ce cimetière. Sur sa tombe, sa sœur, Erika fit graver une phrase de l’Evangile selon St-Luc qui devait servir d’exergue à The Last Day, le roman politique auquel il travaillait juste avant sa mort : « Celui qui cherche à sauver sa vie la perdra, mais celui qui perd sa vie, celui-là la sauvera ».

- Le comédien Jacques MARIN (1919-2001), physiquement proche du stéréotype du Français moyen, ce qui lui permit de jouer dans un très grand nombre de films au cinéma et à la télévision, mais également dans le théâtre de Boulevard. Il fut également la voix de nombreux personnages de dessins animés. Il est inhumé dans le carré 4.

- le cinéaste et publiciste Jean MINEUR (1902-1985). Il fut un pionnier des réclames publicitaires : pendant plus de quarante ans, son patronyme s’identifia dans les salles de cinéma au petit mineur qui, en introduction des films publicitaires, lançait son pic en plein dans le mille d’une cible. Le décor et le personnage du Petit Mineur font explicitement référence au nom de Jean Mineur et à l’univers de son enfance : le Nord minier de la France. Son numéro de téléphone demeure légendaire pour les cinéphiles : Balzac 00 01. Il s’associa en 1968 à Publicis pour fonder la régie publicitaire Médiavision. Il repose dans le carré 19 : sa tombe est son ultime clin d’œil au personnage qui avait fait son succès puisque celui-ci y apparaît, accompagné de la nouvel adresse de son créateur : Eden 00 01 !

- Le médecin et biochimiste Jacques MONOD (1910-1976), dont les travaux ont largement contribué à la naissance de la biologie moléculaire. Professeur au Collège de France, il dirigea à partir de 1971 l’Institut Pasteur. Il reçut en 1965 le Prix Nobel pour ses travaux en génétique. Son livre Le hasard et la nécessité eut un très fort retentissement. Il repose sur l’Allée coté Ouest du cimetière protestant.

- Le marquis de MORES (Antoine-Amédée-Marie-Vincent Manca de Vallombrosa : 1858-1959). Issu d’une famille de vieille noblesse, lieutenant de cavalerie, il tente en 1883 de faire fortune dans le Dakota du Nord, où il fonde une ville dans un lieu désert, et la baptise du prénom de son épouse, Médora. Il y construit une usine de conditionnement de viande, un « château » et, sa fortune rapidement dilapidée, regagne l’Europe en 1887. Boulangiste et antisémite virulent, il dirige la Ligue antisémite et encourage les combats de rue et l’agitation. Pour combattre l’hégémonie anglaise en Afrique, à la suite de la crise de Fachoda, il imagine de réunir des tribus nomades d’Afrique du nord : il disparaît lors d’une exploration dans l’extrême sud de la Tunisie, tué par des Touaregs. Sa tombe se trouve sur l’Allée des cynéraires : le bas-relief qui le représente avec son épouse est de Prosper d’Epinay.

- Le poète provençal Emile NEGRIN (1833-1878). Après une formation de notaire, il se tourne très vite vers la littérature et la poésie. Il se lie d’amitié avec les poètes provençaux : Mistral, Aubanel, Roumanille, et publie un dictionnaire orthographique des langues provençale et française. Frappé de cécité et de paralysie en 1872, ce destin eut une grande influence sur sa poésie et lui valut le surnom flatteur d’« Homère cannois ». Émile Negrin fut honoré de l’amitié de grands écrivains du XIXe siècle, dont Victor Hugo, Sainte-Beuve, François Coppée, Michelet. Son Promenades de Nice est un guide de la ville et des environs, qui constitue une documentation précieuse pour les années 1860. On attribue à Émile Negrin l’origine de l’expression « baie des Anges ». Il est inhumé sur l’Allée centrale.

- L’architecte Pierre NOUVEAU (1883-1967), qui fut maire de Cannes de 1935 à 1940, puis à nouveau en 1953. On lui doit un grand nombre de très belles villas à Cannes. Il repose Allée des violettes.

- Le peintre Louis PASTOUR (1876-1948), surnommé “Lou pintre dou soulèu”, réalisa essentiellement des paysages et des marines. Il repose sur l’Allée des cyprès.

- Le poète félibre et sculpteur Emile PATRAS (1902-1955). Il repose dans le carré 1.

- Paul PICASSO (voir Olga KHOKHLOVA)

- La chanteuse lyrique Lily PONS (Alice Pons : 1898-1976). Cette soprano française, naturalisée américaine, fit l’essentiel de sa carrière au Metropolitan Opera de New York. Ses rôles fétiches furent ceux de Lakmé et de Lucia di Lammermoor. Elle joua également quelques rôles à Hollywood. Sa tombe se trouve dans l’Allée du carré 12.

- L’aviateur Nicolas POPOFF (1878-1929). Pionnier de l’aviation, il défraya la chronique aéronautique le 27 Mars 1910 en effectuant un aller-retour entre Mandelieu et les Iles de Lérins, à bord d’un bi-plan « Wright » et signa alors un double record puisque qu’il fut à cette occasion le premier à atteindre l’altitude de 207 mètres. Il se suicida et repose dans le carré 20 du cimetière protestant.

- Pierre-Victor ROSTAN (1756-1826), qui fut maire de la ville de 1819 à 1826. Il repose Allée du Nord Prolongée.

- Le poète Emmanuel SIGNORET (1872-1900), qui mourut très jeune, mais dont André Gide fit paraître après sa mort son œuvre complète au Mercure de France. Sa tombe se trouve sur l’Allée des roses.

- L’organiste Robert STIEGLER (1899-1979), qui fut un élève d’Eugène Gigout, puis qui fut, de 1931 à 1976, titulaire des orgues de Notre-Dame d’Espérance. Il repose dans le carré 11.

- Le sculpteur Aladin TASSELI (1898-1982), qui fut Prix de Rome en 1921, et auquel on doit un grand nombre de bustes et de bas-reliefs qui ornent ce cimetière. Il repose carré 16.

- Le champion de boxe Marcel THIL (1904-1968), qui fut champion du monde de 1932 à 1937 dans la catégorie des poids moyens. Il fut également champion de France et plusieurs fois champion d’Europe. A la fin de sa vie, il vivait à Reims : il mourut des suites d’un accident de voiture. Il est inhumé dans le carré 13bis.

- Nicolae TITULESCU (1882-1941). Ce diplomate roumain fut également ministre dans son pays à plusieurs reprises. Il fut en outre à deux reprises à la tête de la SDN. Il reposait Allée principale du cimetière non catholique, mais ses restes furent transférés à Brasov, en Roumanie, dans les années 90.

- Le Prince Constantin TOUMANOFF (1867-1933), général de l’armée impériale de Russie mort en exil. Sa tombe se trouve dans l’Allée 20 du cimetière protestant.

- Le peintre Oleg Eugène TRIPET (1848-1935). Il repose Allée des primevères.

- Le général Constantin TSERPITSKY (1837-1906), qui était chef de corps d’armée dans la guerre qui opposa la Russie au Japon en 1905 . Il repose dans l’Allée 18 du cimetière protestant.

- Le sculpteur Victor TUBY (1888-1945) bâtit sa renommée locale sur son travail, inspiré de Mistral et visant à la réhabilitation de la langue provençale. Il entreprend ainsi la réédition du “Trésor du Félibrige”, œuvre magistrale de Mistral, et s’entoure de littérateurs, historiens, musiciens... passionnés du passé du pays d’oc, pour créer en 1919 l’Académie Provençale. Mais au-delà de nos frontières, c’est par son ciseau de sculpteur que Tuby se fait connaître. Eminent biologiste, il se livre également à des travaux sur le effets des radiations telluriques et des diverses formes ondulatoires. Il est inhumé dans l’Allée du Sud.

- L’ingénieur des chemins de fer Eugène VIAL (1887-1914), qui participa à la construction du chemin de fer d’Oran à Oudjda, puis à la réalisation de la ligne Djibouti-Addis Abeba. Il contribua à faire de Djibouti une ville moderne. Il mourut au combat durant la Première Guerre mondiale et repose Allée des edelweiss.

- L’architecte Laurent VIANAY (1843-1928), petit-neveu du curé d’Ars, dont les premières commandes furent des édifices religieux. Il réalisa ainsi de nombreuses églises, dont celle du monastère de Saint-Honorat à la demande des moines de Lérins (1863). On lui doit également un très grand nombre de villas cannoises. Il repose Allée des adieux.

- L’écrivain et diplomate américain Brand WHITLOCK (1869-1934), à qui l’on doit plusieurs ouvrages et biographies, et qui fut durant la Première Guerre mondiale ambassadeur des Etats-Unis en Belgique. A ce titre, il tenta - en vain - de sauver Edith Cavell. Il repose dans le cimetière protestant.

- Thomas WOOLFIELD (1800-1888), qui fut le promoteur de Cannes, où il s’installa en 1838, faisant construire et achetant un grand nombre de villas et invitant ses amis de l’aristocratie anglaise à venir y séjourner. Sa tombe se trouve sur la 1ère allée, quartier Est.


- Les photos : MERIMEE - GUETARY - CAROL - THIL - MONOD - KHOKHLOVA - MINEUR - FABERGE sont issues de ma collection personnelle.
- Merci à Michel Schreiber pour le complément photographique.
- les autres proviennent du site www.cannes-on-line.com


Commentaires

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CANNES (06) : cimetière du Grand Jas
samedi 22 novembre 2014 à 09h06 - par  Michel Schreiber

Bonjour, Philippe ! Selon Wikipedia, le corps du duc d’Albany aurait été rapatrié au Royaume-Uni pour être inhumé dans la chapelle Saint-Georges du château de Windsor : voilà qui irait dans le même sens que la mention « IN MEMORY OF » gravée sur le monument visible à Cannes, qui ne serait donc qu’un cénotaphe.

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CANNES (06) : cimetière du Grand Jas
jeudi 17 mars 2011 à 15h44 - par  Eva

I really like your website !
I also have a question : did you make also a photo of the grave of Paul de Fels ? For far as I know does this grave not exist anymore since 1998, but maybe you have a picture of it.
I hope you can help me.

Greetings from Eva

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CANNES (06) : cimetière du Grand Jas
samedi 21 novembre 2009 à 15h54 - par  CARMEN

NICOLAE TITULESCU REPOSE MAINTENENT A BRASOV (AU CENTRE DE LA ROUMANIE).

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CANNES (06) : cimetière du Grand Jas
jeudi 15 mai 2008 à 00h27 - par  une enfant du grand jas

moi qui est vecu toute ma jeunesse au grand jas
née a l’hopital st dizier en 1943 suivi mon école aux broussailles
j’ai fais un petit parcour sur le site du cimetiere du grand jas
je revois les allées que j’aimais visiter enfant
avec toute la peine que j’ai malgrés tout
je suis réconforté de savoir ma maman au carré 16 je ne pouvais concevoir quelle soit
tout pres de notre ex demeure le grand jas maison rebuffo ou il ne reste que le platane
avec les couronnes en perles nous faisions de merveilleux collier a nos yeux d’enfant nous portions a nos parent un beau present

Site web : toute mon enfance

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vendredi 14 février 2014

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